Cliquez ci-dessous ! NB : Le mot druide est à prendre au neutre.
Le Groupe Druidique des Gaules (G.D.G.) est une organisation druidique régie par la loi de 1901, créée en 1987 en Bourgogne. Il est issu de plusieurs des trois lignées de la résurgence du XVIIIe siècle.L'association affirme son strict apolitisme collégial, le respect de la liberté des opinions individuelles de ses membres, et sa solidarité envers eux sous réserve du respect des lois. Hormis les frais nécessaires à nos publications, l’enseignement et les cérémonies restent entièrement gratuits et désintéressés.
Le GDG est géré par des druides et des sacerdotes, mais les décisions des sujets urgents sont prises par un Conseil de sages, constitué de druides chevronnés. Une assemblée des membres biannuelle oriente les grandes lignes de sa direction structurelle et spirituelle et élit ses représentants.
Il est organisé en clairières (Ialon), animées chacune par un druide en fonction. Sous la supervision d’un druide, ses bosquets (Brogilon) sont animés chacun par un sacerdote. Animés par un druide à distance, ses foyers (Atrion) comportent uniquement des initiés. La double filiation druidique est autorisée. Toutefois, la double appartenance culturelle et religieuse est toujours soumise à l’approbation du conseil.
La participation à nos rituels reste du ressort du druide accueillant, qui est libre par rapport à l’organisation, la pratique et le calendrier. Toutes les célébrations doivent cependant respecter le droit civil. Les voies d’expressions du sacerdoce y sont nombreuses : Bardes, Vates, Vellèdes, Gutuatres, qui sont les constituants d’un cadre général. Les clairières et les bosquets accueillent lors de leurs activités toute personne intéressée par le celtisme.
Hormis les frais nécessaires à nos publications, l’enseignement et les cérémonies restent gratuits et désintéressés.
Le foyer Gaulis est destiné à un accompagnement à distance de nos futurs sacerdotes, éloignés géographiquement Il contribue à des échanges de connaissances entre membres de plusieurs associations.
a. Apprentissage de la voie druidique
Après une durée de parcours assez longue, le novice peut devenir druide. Ce parcours reste en général à l’appréciation d’un ou de plusieurs Druides. D’étape en étape, le cheminant cherche à améliorer son humanité et sa sagesse à travers la pratique cultuelle et culturelle s’efforçant d’acquérir des connaissances qu’il devra par la suite sacrifier au relativisme, afin d’accéder à la compréhension seule garante d’équilibre et justesse : une connexion entre toutes formes de vie. Il ne fait aucune distinction entre les personnes et s’oppose à la discrimination raciste ou sexiste.
La fonction druidique demande un minimum de légitimité ; dans un contexte de dérégulation mettant à mal les repères actuels. Cette légitimité dépend du chemin parcouru et de la reconnaissance qui en découle. L’évolution de l’initiation ne peut se faire dans l’isolement, car elle naît des interactions liées à la transmission. Toute personne ne répondant pas à ces critères ne peut, selon nous, évidemment pas s’autoproclamer.
L’exercice de la fonction druidique demande de l’autonomie : idéalement une indépendance physique, psychique, affective et politique. En effet, le dévouement lié à cette fonction demande des ressources et une liberté d’action permettant l’exercice du culte, l’ouverture à la communauté, l’enseignement et l’apprentissage d’une fonction responsable. La fonction du druide se réalise à travers sa capacité à la remplir. En effet, le dévouement lié à cette fonction demande des ressources et une liberté d’action permettant l’exercice du culte ; un désir de contribution sincère et désintéressée s’exprimant au travers d’une transmission humaniste, consciente et responsable. La fonction du druide se réalise à travers sa pratique et sa capacité à la remplir. Ainsi tout mercantilisme, directement relié à la revendication d’un « pouvoir » serait selon nous une évidente pollution des conditions énoncées ci-dessus.
Les Druides du GDG considèrent toutes les formes de vie comme sacrées et doivent par principe accompa-gnement et assistance à toute personne en faisant la demande sincèrement. S’ils estiment que la demande n’est pas sincère ou si les conditions ne le permettent pas, ils restent libres de refuser ou mettre fin à la relation avec diplomatie.
b. Activités
Les activités du GDG se répartissent entre :
- les célébrations calendaires,
- les célébrations destinées aux évènements ponctuels comme les rites de la vie et les rites familiaux,
- l’accompagnement des cheminants (initiations progressives),
- l’accueil ponctuel et l’ouverture aux personnes en quête de questionnement sur la tradition celtique,
- échanges avec le public et avec les autres communautés druidiques ou païennes.
a. Valeurs
Le GDG fonde son existence et sa pratique sur un certain nombre de valeurs admises et partagées comme la liberté, l’humilité, l’authenticité, la dignité, l’engagement et la recherche du beau. Il promeut des vertus comme le courage, l’hospitalité, la droiture, l’honnêteté, la fidélité et la persévérance. Il cultive une qualité relationnelle ainsi qu’un savoir être incluant le discernement et le désintéressement.
La notion de liberté s’exprime dans une libération et un dépassement de tous dogmes et spécifiquement ceux des religions du Livre dont les postulats de base s’avèrent incompatibles avec nos croyances. Nous nous retrouvons dans la variété des expressions polythéistes. Le GDG s’appuie sur les sources pluridisciplinaires disponibles afin de définir une croyance et restituer une pratique traditionnelle. Il est cependant conscient des lacunes existant parmi ces sources fragmentaires et leurs réinterprétations partiales et relatives ; ainsi il ne prétend pas organiser de rituels relevant d’une orthopraxie.
Les incertitudes concernant le contenu de la religion des Celtes historiques invitent le cheminant en Druidisme à adopter une posture de chercheur permanent, ce qui nous semble conforme à l’idéal druidique. Elles interdisent par ailleurs toute attitude se prévalant d’une hypothétique orthodoxie.
L’expression druidique est un don reçu et donné en retour, humblement, hors de toute intention mercantile en toute liberté. La transmission druidique ne peut logiquement faire l’objet d’une spéculation afin d’en obtenir un avantage, financier ou autre, hormis les frais et dons nécessaires à son fonctionnement. L’investissement personnel dans le cadre druidique est donc une offrande.
Puisque toutes les expressions du vivant sont sacrées, les druides y voient la manifestation du Divin. Le patrimoine (naturel, historique et surtout sacré) dans son ensemble les préoccupent tout autant que la construction d’un avenir commun.
Le service professionnel (thérapeutique ou autre) dans le cadre privé ne peut donc se faire sous la couverture de la tradition. Le druide ne dispense pas de formation druidique en dehors du cadre de l’initiation. Il n’utilise pas sa fonction afin de dispenser un service rémunéré personnel et/ou privé. Il peut porter assistance et/ou conseil à toute personne qui en fait la demande sincèrement sans se substituer à l’action d’un professionnel dument formé et reconnu.
Le GDG, conscient de l’évolution du rôle du druidisme dans la société, n’est ni militant, ni inquisitoire, ni discriminant, afin de garantir la neutralité de sa position et préserver les conditions d’une salutaire tempérance et modération en toutes choses.
Le chaman, l’homme-médecine, ou le frère-maçon, par exemple, ne sont pas des druides, ni inversement. Même si les cultes antiques trouvent leurs sources dans un environnement chamanique, étant évolutif, le culte druidique est distinct du cadre de ses origines indo-européennes. Le druidisme évite les confusions de pratique. La religion des Celtes présente un panthéon mixte, elle intègre le culte des ancêtres, professe l’existence d’autres mondes ainsi que la croyance en une relative perméabilité de leurs frontières. Le druide professe l’immortalité de l’âme et encourage le lien avec ses divinités.
L’étude de la civilisation celtique met en évidence l’importance qui était accordée à la vérité et à la parole donnée. De même, un certain nombre de formules poétiques traditionnelles, comme les triades, véhiculent des repères éthiques, par exemple : « penser juste, parler juste, agir avec justesse».
C’est en ce sens que le GDG se réclame humblement des Druides antiques et se propose de participer à l’éveil de la conscience de nos contemporains.
b. Devoirs du Druide
Les Druides du Collège conçoivent leur fonction comme un véritable sacerdoce.
Le Druide, comme tout croyant, se doit de vénérer ses Divinités, d’être droit et courageux et de ne rien faire de déshonorant. Son dévouement doit être éprouvé et renouvelé. Il doit s’efforcer, autant que faire se peut, de nourrir les attentes des cheminants sans omettre le respect de ses propres besoins. Le statut de Druide n’est pas un titre honorifique mais engage l’intéressé(e) à assumer, selon ses capacités, le devoir de transmission associé à sa fonction. Il s’efforce de redevenir l'axe de la communauté celtique sur le plan spirituel.
Les Druides se doivent d'accueillir les sympathisants et les cheminants, en pratiquant les rituels, non seulement du calendrier luni-solaire de la roue celtique mais également les rites de la vie courante des familles et des personnes en faisant à titre individuel une demande cohérente et justifiée
Le culte druidique est garanti par le sacerdoce des druides, offert à la communauté celtisante. Il est profondément ancré dans sa culture. Le culte public ayant une dimension communautaire, l’exercice de la fonction druidique est lié à la communauté, ainsi qu’à la transmission de la tradition.
Le GDG entretient des relations fraternelles avec de nombreux autres Collèges, Clairières et Druides et reconnaît par principe les membres de la communauté druidique comme leurs égaux.
Le développement personnel n’est pas le but de l’initiation druidique, mais sa conséquence. Il est du devoir du Druide de conseiller, orienter, instruire de manière large dans un cadre traditionnel réactualisé.
Nous aimerions que l’intérêt porté par le public soit satisfait de manière correcte. Entre ce qui se pose dans le cadre celtique et ce qui se propose, il y a une différence. Et c’est la mission des druides de répondre de manière adéquate aux questionnements mais aussi de démentir le mensonge, de prévenir l’abus. Pour ce faire, ils doivent trouver l’équilibre entre modernité et fidélité à la Tradition pour garantir la légitimité de leur engagement sacerdotal. C’est par l’alignement entre leurs paroles et leurs actions qu’ils seront alors ancrés dans « l’évidence d’eux-mêmes » et source d’inspiration.
Les druides doivent chercher à retrouver leur place au sein de la communauté, sortir de leur marginalité ou de leur centrisme afin de se placer en complément des besoins et réalités du vivant qui nous environne. Le druidisme contemporain ne saurait revendiquer une quelconque forme de pouvoir qui serait usurpée. Il se doit de demeurer attractif tout en se gardant bien de céder à la tentation du prosélytisme. En se réaffirmant positivement, il se démarquera des dérives d’instrumentalisation que sa visibilité aura permises. En fortifiant son cadre sacerdotal par la compétence, il marquera le ton pour que se rehaussent des structures néo-druidiques plus fragiles. En reconnaissant que sa hiérarchie est d’abord fonctionnelle, sans rapport de force, elle privilégiera la quête de la connaissance et du service, à la quête de la promotion.
Il montrera ainsi l’amalgame qui existe entre l’accompagnement exigeant des cheminants en druidisme et l’ouverture plus large envers la communauté celtisante. Pour ce faire, il doit créer des liens avec les autres cadres traditionnels celtiques, mais aussi doit pouvoir partager ses efforts avec les communautés druidiques de bonne volonté en don contre-don, pour faire évoluer nos travaux.
Les deux écueils de la pratique druidique étant d’une part de ne pas se prendre suffisamment au sérieux, et d’autre part de se prendre trop au sérieux.
« La Vérité dans le cœur, la Force dans le bras, l’Accomplissement dans la parole ! »